Travaux forcés, Mark SaFranko

Parution le 2 janvier





EN QUELQUES MOTS
Ce quatrième opus des aventures de Max Zajack (l’alter ego de Mark SaFranko) n’est toujours pas publié aux États-Unis. Quand le travail devient un mot d’ordre, Zajack retrousse ses manches et cravache pour se payer le luxe d’écrire dans une société où il ne se sent pas à sa place.

Le livre
Travaux forcés se situe chronologiquement entre Dieu bénisse l’Amérique et Putain d’Olivia. Le héros, en quête de reconnaissance et d’intégration sociales passant par des travaux gratifiants et des conquêtes féminines, s’y essaie à une multitude de jobs sans lendemain. S'abêtissant à balayer des débris de verre dans une brasserie, Max rêve d’être le prochain Dostoïevski. Même s’il plane considérablement, cet homme bourré de contradictions est ambitieux et plein de talent – mais certes pas pour la livraison d’annuaires ou le rapprochement de listings numériques.Afin d’échapper à la conscription qui l’enverrait au Vietnam, SaFranko s’inscrit à l'université qu'il quitte illico pour vendre des billets de cirque par téléphone. Mal dans sa peau, écorché vif, incapable de rencontrer l’âme soeur, ses activités vont de la lecture assidue à la masturbation frénétique. Révolté contre les valeurs et le Système américains qu'il subit au quotidien, ses commentaires acerbes sont toujours pleins d’un humour ravageur. Formaté en chapitres courts, enlevés et finement écrits, le nouveau roman de Mark Safranko déroule des expériences de vie souvent dégradantes sans qu’il s’épargne jamais. Ce sont cette sincérité, ce courage qui rendent ses écrits si puissants, son personnage si attachant – et comique jusque dans les situations les plus désespérées. Aux dernières pages du livre, la lumière éblouissante, le semblant de rédemption incarnés dans les formes pulpeuses et le charme ravageur d’Olivia ne seront que les prémisses de la nouvelle descente aux enfers, d’une violence inouïe, relatée en détail dans Putain d’Olivia.

L’auteur
Dans le sillage de Putain d’Olivia (2009), Confessions d’un loser (2010) et Dieu bénisse l’Amérique (2011), l’indomptable Mark SaFranko, auteur fétiche de 13e Note, l’homme dont Dan Fante dit qu’il « préfère écrire que respirer », fait revivre son héros et alter ego, Max Zajack. Comme de coutume, il puise son inspiration dans l’abîme de sa propre existence. Auteur d’une oeuvre foisonnante, dramaturge reconnu, SaFranko est également musicien, acteur et peintre à ses heures. Il vit actuellement à Montclair dans le New Jersey avec sa femme et son fils. C’est l’auteur préféré de nos lectrices !

La traductrice
Karine Lalechère est née en 1967. Titulaire d’un DESS de traduction littéraire, elle a traduit, entre autres, des textes de Xiaolu Guo pour les Éditions Buchet / Chastel, des polars rock de Cathi Unsworth pour les Éditions Rivages / Noir et, pour 13e Note, l’unique livre de Tommy Trantino, Lock the Lock (2009), ainsi que Dieu bénisse l’Amérique de Mark SaFranko et Drugstore Cowboy (2011) de James Fogle.


EAN : 978-2-36374-000-7
140 x 180 mm
320 pages
20 euros