Les Carnets de L.A., de James Brown

Parution le 5 septembre 2012

Le livre
Les Carnets de L.A. ne sont pas une énième histoire de drogué plus ou moins moralisante avec fin heureuse – ou pas. C’est un témoignage passionné, sans compromis, féroce, entre l’agonie et la grâce.Après le départ de sa mère pour la prison, le suicide de son frère et de sa soeur, une fringale d'alcool et de drogues sous toutes leurs formes, et enfin son divorce, James Brown est viré des studios de Hollywood. La ruine ! Les promesses jamais tenues, le lourd dopage quotidien, le désespoir ne l’empêcheront pas de survivre en devenant professeur de littérature. Superbement écrits dans un style surpiqué à l'humour noir pince-sans-rire, ces 12 chapitres plus improbables les uns que les autres et pourtant autobiographiques s'enroulent et se déroulent sans souci excessif de la chronologie – un vrai combat de crotales. Non seulement James Brown n'est jamais déprimant, il réussit à injecter dans ses récits une bonne dose d'humour acerbe, par exemple l’épisode du cochon nain vietnamien. Au faîte de son art, l’auteur crée le suspense du début à la fin, nous sommes suspendus à ses lèvres, persuadés qu'il ne nous aura pas, que nous parviendrons à anticiper le cheminement de sa pensée. Or, on est chaque fois surpris par une image ou une idée. Sans ordre préétabli mais dans un enchaînement harmonieux, ces Carnets de L.A. dépeignent des coeurs à la dérive et narrent des événements destructeurs vécus par l'auteur, finalement confronté à cette alternative : changer ou mourir. La suite de ces Carnets est sortie aux États-Unis sous le titre This River (Counterpoint Books, Berkeley, 2011).

L’auteur
James Brown ne correspond pas au cliché du junky maigre, sale, au visage hagard. Il est au contraire bodybuildé genre catcheur du circuit Pro US, et toujours tiré à quatre épingles. Les coutures de sa chemise hawaïenne sont prêtes à exploser à la moindre contraction, voire frustration. Né en 1957 à Santa Clara, en Californie, il a publié sa première nouvelle à l’âge de 16 ans. À 20 ans, il publie son premier roman, Going Fast, chez Border Mountain Press. James Brown a suivi des cours de création littéraire à l’université de San Francisco. Il a écrit de nombreux essais pour GQ, The New York Times Magazine ou encore The Los Angeles Times Magazine. Les thèmes de prédilection de ses 6 romans sont la famille, la mort, la dépendance aux drogues, les cures de désintoxication. Diplômé d’une maîtrise de « creative writing », il enseigne désormais cette discipline à l’université de Californie, à San Bernardino. Accro à l’haltérophilie, il vit avec sa famille à Lake Arrowhead. La traductrice Jocelyne Bourbonnière est biculturelle et bilingue. Interprète de conférences, traductrice, elle a travaillé dans la diplomatie internationale avant de se consacrer à la littérature, au théâtre et au cinéma. Fan de polars, elle a traduit John-Erich Nielsen pour les éditions Head OverHills. Elle est passionnée par les grand voiliers - et par l’oeuvre de James Brown, qui l’a bouleversée.



140x180
env. 208 pages - 20 euros
ISBN: 978-23-637403-8-0