Dernières nouvelles d'Ecosse, de Laura Hird

Parution le 3 octobre
13e Note Editions
Collection Pulse

Dernières nouvelles d’Écosse est composé d’un long récit intitulé «Hope» et de dix nouvelles urbaines, ancrées dans l’Écosse natale de l’auteur. Laura Hird est passée maître dans la construction de ses personnages, elle se glisse dans la peau d’hommes et de femmes de tout âge, qu’importe leur origine et leurs préférences sexuelles, avec la même aisance et la même sensibilité. À travers ces différents portraits et histoires, elle explore le côté sombre de l’humanité, prenant un malin plaisir à décrire les « monstres » que l’énergie du désespoir contribue souvent à créer. Dans « Hope », Laura Hird met en scène avec impudence et sens de la provocation un jeune homosexuel d’Édimbourg égocentrique et futile,Martin, qui travaille dans une librairie d’occasion. Escroc débrouillard,Martin se voit proposer lors d’une fête bien arrosée une chambre tous frais payés dans le quartier bourgeois de NewTown chez la tante d’un de ses amis, une veuve d’âge mûr : Hope. Il saisit l’occasion de vivre à ses crochets. Au fur et à mesure que l’affection naît entre eux,Martin remet en question ses choix de vie, sa sexualité et découvre, stupéfait, qu’il a besoin de Hope pour remplir son vide intérieur. Sans jamais forcer le trait, Laura Hird sème des mots ou des images qui se plantent dans le coeur du lecteur et y sèment des pressentiments presque à son insu. Ces récits sont truffés de références cinématographiques, littéraires et musicales qui dessinent le paysage culturel d’une Écosse représentant à la fois un refuge et une prison. Laura Hird pose un regard cynique mais bienveillant, dénué de tout jugement, sur ces êtres qui ne savent plus quoi faire de leur solitude. Dans des corps à corps où la peau a le plus souvent le goût froid du métal, ils se cognent les uns aux autres. Le bruit de leurs collisions résonne longtemps encore après que le livre est refermé.

L’auteur
Laura Hird est née en 1966 à Édimbourg. À l’âge de16 ans, elle quitte le lycée et commence à accumuler les petits jobs. En 1988, elle part étudier la littérature à l’université du Middlesex, en Angleterre. Dans les années 90, elle assiste à une lecture de Trainspotting par IrvineWelsh et découvre le magazine de contreculture Rebel Inc., où elle publiera ses premières nouvelles. Impulsant avec d’autres auteurs émergents un renouveau de la littérature écossaise, elle promeut une prose brute et accessible qui étudie à la loupe les méandres de la condition humaine. L’obtention de la bourse du Conseil écossais des arts en 1997 lui permet d’abandonner son travail alimentaire et d’écrire à plein temps. Elle est l’auteur de L’Ongle et des Lois de l’hérédité (publiés en 2000 et 2003 aux Éditions Le serpent à plumes).

Son site, www.laurahird.com, est une référence incontournable de l’undergound britannique.

Le traducteur
Alain Defossé est un écrivain et traducteur français né à Nantes en 1957. Il est notamment l’auteur de Mes Inconnues (Phébus, 2011) et de On ne tue pas les gens (Flammarion, 2012). Il a traduit de grands noms de la littérature anglo-saxonne tels que Joseph Connolly et Irvine Welsh (Éditions de L’Olivier), Henry Miller
(Belfond) ou Bret Easton Ellis (Salvy).

110x180
env. 256 - 8 euros
ISBN: 978-2-36374-014-4