Chroniques des jours enfuis, de Sam Shepard

En librairie le 22 août 2012





Le Livre

Les Chroniques des jours enfuis, de l’acteur et dramaturge Sam Shepard, proposent des instantanés de vie au coeur du grand Ouest américain. Le titre comme la dédicace soulignent la portée mémorielle et nostalgique du livre : « À toute ma famille et à tous ceux qui sont partis depuis longtemps ». L’ouvrage est constitué par une centaine de récits lapidaires. La route, la nature, les paysages sont une inépuisable source d’inspiration. Regard désabusé, humour pince-sans-rire, Shepard nous embarque avec lyrisme et sens cinématographique du détail dans ses histoires frôlant souvent l’autobiographie. On s’attache à tous ses figurants de papier : un homme qui roule sur la Highway 90West se retrouve piégé une nuit entière dans un restaurant, tourmenté par les chansons de Shania Twain passant en boucle au-dessus de sa tête ; un acteur en voyage commet l’erreur de revenir dans sa ville natale et retrouve son ami d’enfance qui lui rappelle leurs conneries d’ados : vol de voitures, recherche d’amphétamines, fréquentation des putes de Tijuana ; un éleveur de chevaux solitaire songe à Sitting Bull et à Beckett dans le joyeux bordel de sa cuisine, etc. Alchimiquement, ce cocktail de textes courts forme un tout d’une clarté visionnaire. Artisan et partisan de la mythologie américaine, Shepard nous offre le meilleur de son style : « Me revoici dans la lumière crue et blafarde des deux néons encadrant le minable miroir du vieux camping-car qui me sert de loge, garé sur le Paseo de Peralta dans la ville même où mon père est enterré et où ma fille est née. »

L’auteur

Célèbre acteur (Blackthorn, L’Étoffe des héros, Les Moissons du ciel, etc.) et dramaturge, Sam Shepard est né le 5 novembre 1943 à Fort Sheridan dans l’Illinois.
Auteur prolifique de recueils de nouvelles, d’essais, de mémoires et de plus de 45 pièces de théâtre, Shepard a reçu entre autres le prestigieux prix Pulitzer pour la pièce Buried Child en 1979. Dans tous ses écrits, il évoque avec une grande justesse l’Amérique des grands espaces, l’enfance, la famille, les passions et la célébrité. Avec sa compagne Jessica Lange, il alterne les séjours entre New York et leur ranch du Kentucky.

Le traducteur

Né à NewYork en 1967, parisien depuis 20 ans, Philippe Aronson a longtemps pratiqué le piano classique avant de se plonger dans « la chose littéraire ».
De 2000 à 2003, il a coédité avecAlexandre Gouzou la revue Les Épisodes, publiant, entre autres, Bukowski, Burroughs, Bove, Beckett, Chatwin… Il a signé quelque treize traductions, notamment de Zadie Smith (Gallimard), de J.C. Amberchele (Hachette Littérature), de Dan Fante et de Jerry Stahl
(13e Note).