Sélection Hiver du PRIX SNCF DU POLAR





Dis que tu es un des leurs, Uwem Akpan

Parution le 29 janvier




Le livre
Dis que tu es un des leurs est un recueil de cinq nouvelles qui portent toutes sur l'enfance africaine. On y découvre Jigana, 8 ans, un garçon kényan dont la soeur Maisha, 12 ans, se prostitue pour subvenir aux besoins de la famille et dont la mère trompe la faim de ses enfants en leur faisant sniffer de la colle. On fait la connaissance de Jubril : jeune musulman attaqué par ses propres voisins, il tente de fuir les violences interethniques du nord du Nigéria à bord d'un bus qui transporte des chrétiens vers le sud du pays. Uwem Akpan nous raconte aussi l'histoire du gabonais Kotchikpa, 10 ans, et de sa petite soeur, envoyés par leur parents chez leur oncle Fofo, qui les revend à des trafiquants. La prose d'Akpan est saluée par tous pour sa générosité : elle décrit avec force et empathie la sombre condition de ces enfants d'Afrique, leurs difficultés et leur vision du futur.


L'auteur
Né en 1971, Uwem Akpan est un écrivain et prêtre jésuite nigérian. Dis que tu es un des leurs est son premier ouvrage. Il a été publié aux Etats-Unis après avoir remporté le Caine prize et sélectionné en 2009 par Oprah Winfrey sur la liste de ses lectures favorites, ce qui l'a propulsé en tête de la liste des bestsellers du New York Times ! Le recueil a également été traduit avec succès en Allemagne et en Autriche.


138x200 mm
400 pages
ISBN: 978-2-36608-020-9
21€

Service de presse réalisé conjointement avec Anne Vaudoyer, attachée de presse indépendante, tél : 06.63.04.00.62, avaudoyer@gmail.com

Dans l'empire des ténèbres. Un poète dans les geôles chinoises , Liao Yiwu

Parution le 17 janvier



Le livre
Dans l'empire des ténèbres est un document exceptionnel¸ le témoignage que rapporte de l'enfer du laogai, camp de rééducation, celui que les Chinois, y compris le prix Nobel de littérature, Liu Xiaobo, considèrent comme le plus grand de leurs écrivains contemporains.

Pour avoir écrit Massacre, un long poème consacré au drame de la place Tian'anmen, Liao Yiwu a été jeté en prison en 1990 où il a passé quatre ans. Avec chaleur et humour, Liao Yiwu raconte cette expérience, dont il dit qu'elle a été son maître, qu'elle lui a appris à comprendre le vrai visage de la Chine, à côtoyer les victimes de la répression, à ressentir de l'empathie pour les marginaux - assassins ou victimes, menteurs ou idéalistes, profiteurs ou exploités. Le récit de ces quatre années dans les geôles chinoises foisonne de rencontres, de découvertes, de souffrances innommables, mais aussi de descriptions savoureuses des compagnons d'infortunes que Liao affuble de surnoms pittoresques - « Le grand oiseau », « Face d'huile », etc. - et dont il saisit aussi bien la moindre vilenie que les moments d'humanité et de bonté.

Ce livre est un véritable rescapé : Liao a été obligé de le réécrire à plusieurs reprises à cause de la détermination des policiers en charge de le surveiller : il était hors de question que ce témoignage paraisse à l'étranger. Il a été rédigé une première fois sur des bouts de papier introduits discrètement à l'intérieur de la prison par sa famille, mais en 1995, Liao Yiwu dut assister au pillage de son appartement et au vol de son manuscrit. S'étant remis au travail, il est parvenu, en trois ans, à le reconstituer, mais en 2001, son ordinateur et ses textes ont été de nouveau saisis. La version finale de 2009 est la sixième mouture. C'est pourquoi lorsque la police de Chengdu est venue lui dire qu'il retournerait en prison si ce texte était publié hors de Chine, Liao Yiwu a choisi l'exil sans retour.


L'auteur
Liao Yiwu est né en 1958 dans le Sichuan, dans l'ouest de la Chine. Son père a été condamné lors de la Révolution culturelle en 1966. Marqué par la lecture de Keats et de Baudelaire, par l'oeuvre de Ginsberg et les chants de Bob Dylan, il s'est orienté vers la littérature, devenant, dans les années 1980, l'un des plus importants poètes de l'avant-garde chinoise. Mais dès 1987, ses textes critiques de la Révolution culturelle et d'un régime qu'il décrit comme une leucémie collective lui valent d'être la cible d'une campagne politique. Condamné à quatre ans de prison pour avoir dénoncé dans un long poème les massacres de la place Tian'anmen en 1989, il a vécu après sa libération comme un marginal, poète, musicien, chanteur et écrivain. Ses livres publiés à Hongkong, à Taïwan ou aux États-Unis, circulent clandestinement en Chine. Son ouvrage le plus célèbre a été traduit en français sous le titre de L'Empire des bas-fonds (Bleu de Chine, 2003). Liao Yiwu a fui la Chine en 2011 et vit aujourd'hui en Allemagne. Il a reçu de plusieurs prix littéraires, dont le Prix Ryszard Kapuscinki, en 2011 et le Prix pour la paix des libraires allemands en 2012.


145x210 mm
660 pages
ISBN: 978-2-84941-362-3
24€

Service de presse réalisé conjointement avec Anne Vaudoyer, attachée de presse indépendante, tél : 06.63.04.00.62, avaudoyer@gmail.com




Vous ne connaîtrez ni le jour ni l'heure, Pierre Beguin

Parution le 3 janvier





Le livre
La veille de l’euthanasie programmée par sa mère et son père, un homme s’installe dans sa chambre d’enfant. Durant la nuit, il écrit pour tenter de comprendre les raisons de ce geste : délivrance pour ceux qui vont partir, mais violence inouïe pour ceux qui demeurent. Que dire à ses parents, comment leur exprimer une affection alors que le temps est compté, que la douloureuse histoire familiale refait surface ? Faut-il revenir sur les rapports difficiles des uns et des autres, sur le manque de communication ?

Dans ce roman sincère et juste, Pierre Béguin raconte une situation limite. Le fil des événements va profondément changer le regard qu’il a porté jusque-là sur sa famille, et sur un passé qui n’a pas dit son dernier mot…


L'auteur
Pierre Béguin est né et vit à Genève. Après des études de lettres et de psychologie, il a « bourlingué » un peu partout dans le monde, spécialement en Amérique du Sud d’où il a tiré la matière de ses premiers romans. Vous ne connaîtrez ni le jour ni l’heure est son sixième livre.


Citation
« Maintenant que j’accompagne leur dernière nuit, je me sens travaillé de remords pour mes reproches, mes irritations, mes duretés. Si j’avais su, je me serais efforcé d’adoucir simplement leur fin de vie, je me serais appliqué à en faire ce qu’aurait dû en faire l’imagination d’une affection bien sentie. Si j’avais su… Mais justement, je savais ! Là se concentre la cruauté infligée à celui qui, contre nature, connaît le jour et l’heure. »


14,5x19 cm
192 pages
ISBN : 978-2-84876-242-5
11,99€


Service de presse réalisé conjointement avec Anne Vaudoyer, attachée de presse indépendante, tél : 06.63.04.00.62, avaudoyer@gmail.com

Petit art de la fuite, Enrico Remmert

Parution le 3 janvier




Le livre
Un concours de circonstances entraîne trois trentenaires turinois dans un voyage du Nord au Sud de l’Italie. Chacun avec des motivations bien différentes : Vittorio, violoncelliste, a été engagé pour cinq mois par l’orchestre de Bari ; Manuela, monitrice d’auto-école et gogo danseuse, fuit son petit ami Ivan, violent (et furieux qu’elle lui ait volé un tableau coûteux en représailles) ; Francesca, fiancée de Vittorio depuis l’adolescence, a décidé de l’accompagner – non pour un romantique voyage en amoureux, mais pour lui annoncer leur rupture.

Évidemment Ivan n’entend pas se laisser avoir ainsi et réapparaît sur l’autoroute, son énorme doberman à l’arrière. Commence alors une course-poursuite effrénée et loufoque où tous se révèlent peu à peu. Et le road-trip se complique encore quand le trio se voit dépouillé de la caisse commune par un vieillard bavard, et à mesure que « la Baronne », la vieille Fiat Punto de l’auto-école, rend l’âme. Partis pour un simple voyage, les trois amis se retrouvent embarqués dans une épopée déjantée et douce-amère, reflet de profonds questionnements. Les liens se nouent et se dénouent, les événements prennent une dimension initiatique, les choix s’expliquent et les masques tombent. 

Entre humour et nostalgie, ce troisième roman d’Enrico Remmert, récit à trois voix servi par une écriture inventive, brosse avec justesse le tableau d’une jeunesse déboussolée mais avide de rêves.


L'auteur
Enrico Remmert, né en 1966, vit et travaille à Turin. Écrivain, scénariste, traducteur, il collabore par ailleurs à de nombreuses revues et réalise des courts métrages et des documentaires.
Son premier roman, Rossenotti (10/18, 1999), fut salué par une presse unanime et différents prix du premier roman. La ballade des canailles (Plon, 2004) a reçu un accueil tout aussi favorable.




14,5x22 cm
240 pages
ISBN: 978-2-84876-241-8
12,99€
Service de presse réalisé conjointement avec Anne Vaudoyer, attachée de presse indépendante, tél : 06.63.04.00.62, avaudoyer@gmail.com

Raging Bull, Jake LaMotta

Parution le 2 janvier

Collection PULSE



EN QUELQUES MOTS
voici le roman noir et vrai de Jake LaMotta, délinquant devenu champion du monde de boxe en battant Marcel Cerdan en 1949. C’est l’histoire d’un homme contraint de renoncer à la gloire, qui sombre dans la déchéance et devient acteur de série B.
Un témoignage poignant et tumultueux.

Le livre
Ceux qui pensent connaître Jake LaMotta après avoir vu le film de Scorsese avec Robert De Niro savent en réalité très peu de choses sur l’incroyable odyssée humaine que fut la vie de ce fils d’émigrés italiens aux États-Unis. Martin Scorsese a choisi de n’adapter que la seconde partie de la vie de LaMotta. Mais, sans connaître sa jeunesse et ses secrets courageusement révélés dans ce livre, comment comprendre le parcours de l’auteur-boxeur marié à une beauté du Bronx et pourtant plongé dans la plus grande solitude ? Une enfance misérable et une adolescence dans l’ombre de la Mafia le mènent très jeune en maison de redressement puis en prison. Coaché par un curé, c’est derrière les barreaux que Jake commence à boxer. Dès sa sortie, il n’a plus qu’une idée : devenir champion. Il s’entraîne et combat jusqu’au jour où il ne lui manque plus que le titre de champion du monde. Mais le boxing business appartient à la Mafia qui, pour le punir de l’avoir ignorée tant d’années, lui impose de s’allonger devant un adversaire. La rage au coeur, Jake finit par accepter pour accéder au combat qui le sacrera champion. Ce combat sera celui contre Marcel Cerdan, à qui il prendra le titre de champion du monde des poids moyens en 1949. Après la gloire viendront la chute, la ruine et la prison, l’alcool et les femmes, la drogue. Jake LaMotta finira par sortir de ce gouffre sans fond en se lançant dans le métier d’acteur. Une sculptrice qui prenait le moule de ses mains en 1992 a confirmé un détail souligné dans le film de Scorsese : les mains de Jake, petites et délicates, n’expriment aucune violence. Une caractéristique extraordinaire, compte tenu des coups qu’elles ont assénés, des douleurs qu'elles ont infligées.

L’auteur
Giacobbe La Motta alias Jake LaMotta (surnommé « Raging Bull », le Taureau Furieux) est un boxeur américain né le 10 juillet 1922. Il a été champion du monde des poids moyens de 1949 à 1951. S’il n'est pas toujours exact que les auteurs célèbres savent écrire, il est certain que les bons boxeurs savent combattre. Mais combien de boxeurs savent aussi écrire ? À vrai dire, pas beaucoup. Leur vie est presque toujours contée par un tiers. Ainsi Jake LaMotta s’est fait aider par Joseph Carter, journaliste ayant étudié à Harvard, et Peter Savage, ex-associé et vieil ami de l’auteur. Une drôle de paire, à qui s’est livré LaMotta dans une intimité bouleversante, dévoilant les deux secrets qui auront en partie détruit sa vie.

Le traducteur
Jacques Martinache dans ses oeuvres en 1970, à l’aube d’une longue et fertile carrière - pêlemêle : Elmore Leonard, Guillermo del Toro, Richard Price, John Connolly, James Siegel, Ed Mc Bain... jusqu’à Barack Obama.


EAN : 978-2-36374-045-8
110 x 180 mm
352 pages
9 euros

Travaux forcés, Mark SaFranko

Parution le 2 janvier





EN QUELQUES MOTS
Ce quatrième opus des aventures de Max Zajack (l’alter ego de Mark SaFranko) n’est toujours pas publié aux États-Unis. Quand le travail devient un mot d’ordre, Zajack retrousse ses manches et cravache pour se payer le luxe d’écrire dans une société où il ne se sent pas à sa place.

Le livre
Travaux forcés se situe chronologiquement entre Dieu bénisse l’Amérique et Putain d’Olivia. Le héros, en quête de reconnaissance et d’intégration sociales passant par des travaux gratifiants et des conquêtes féminines, s’y essaie à une multitude de jobs sans lendemain. S'abêtissant à balayer des débris de verre dans une brasserie, Max rêve d’être le prochain Dostoïevski. Même s’il plane considérablement, cet homme bourré de contradictions est ambitieux et plein de talent – mais certes pas pour la livraison d’annuaires ou le rapprochement de listings numériques.Afin d’échapper à la conscription qui l’enverrait au Vietnam, SaFranko s’inscrit à l'université qu'il quitte illico pour vendre des billets de cirque par téléphone. Mal dans sa peau, écorché vif, incapable de rencontrer l’âme soeur, ses activités vont de la lecture assidue à la masturbation frénétique. Révolté contre les valeurs et le Système américains qu'il subit au quotidien, ses commentaires acerbes sont toujours pleins d’un humour ravageur. Formaté en chapitres courts, enlevés et finement écrits, le nouveau roman de Mark Safranko déroule des expériences de vie souvent dégradantes sans qu’il s’épargne jamais. Ce sont cette sincérité, ce courage qui rendent ses écrits si puissants, son personnage si attachant – et comique jusque dans les situations les plus désespérées. Aux dernières pages du livre, la lumière éblouissante, le semblant de rédemption incarnés dans les formes pulpeuses et le charme ravageur d’Olivia ne seront que les prémisses de la nouvelle descente aux enfers, d’une violence inouïe, relatée en détail dans Putain d’Olivia.

L’auteur
Dans le sillage de Putain d’Olivia (2009), Confessions d’un loser (2010) et Dieu bénisse l’Amérique (2011), l’indomptable Mark SaFranko, auteur fétiche de 13e Note, l’homme dont Dan Fante dit qu’il « préfère écrire que respirer », fait revivre son héros et alter ego, Max Zajack. Comme de coutume, il puise son inspiration dans l’abîme de sa propre existence. Auteur d’une oeuvre foisonnante, dramaturge reconnu, SaFranko est également musicien, acteur et peintre à ses heures. Il vit actuellement à Montclair dans le New Jersey avec sa femme et son fils. C’est l’auteur préféré de nos lectrices !

La traductrice
Karine Lalechère est née en 1967. Titulaire d’un DESS de traduction littéraire, elle a traduit, entre autres, des textes de Xiaolu Guo pour les Éditions Buchet / Chastel, des polars rock de Cathi Unsworth pour les Éditions Rivages / Noir et, pour 13e Note, l’unique livre de Tommy Trantino, Lock the Lock (2009), ainsi que Dieu bénisse l’Amérique de Mark SaFranko et Drugstore Cowboy (2011) de James Fogle.


EAN : 978-2-36374-000-7
140 x 180 mm
320 pages
20 euros

Rimes/Rhymes, Lou Reed et Bernard Comment

Parution le 14 novembre
Editions Photosynthères



Ouvrage bilingue français-anglais comportant plus de 300 photos de Lou Reed et un texte de Bernard Comment, donnant son point de vue sur l’oeuvre photographique de l’artiste Lou Reed.

Lou Reed nous livre ses photographies comme un recueil de poésie. Des « rimes d’images » font alterner paysages, détails à fort agrandissement et portraits, et sont liées les unes aux autres par « une pensée visuelle ».


Ces photos représentent mes aventures avec la lumière, en partant des années 1960 avec Andy Warhol pour arriver jusqu’à aujourd’hui. J’ai débuté par des photogrammes. Je possédais une caméra vidéo trafiquée afin d’obtenir des contrastes extrêmes comme dans les photos de Billy Name.

J’avais installé douze rangées de téléviseurs empilés sur cinq niveaux, qui passaient des cassettes conçues spécialement à cet effet. On aurait dit des glaciers tournoyant et se réinventant sans cesse quand je jouais devant eux sur scène.

J’ai fait mes armes avec de nombreux appareils et toutes sortes d’objectifs dans ma quête de la joie et de la beauté. Rien ne ressemble à ce qu’il est une fois capté par l’objectif, car la réalité est ainsi améliorée en vue d’un théâtre individuel.

Tout est excitant à voir, à enregistrer, à améliorer.


Je suis sûr que Dieu possédait un Leica.

Lou Reed, New York, avril 2012.



26x31 cm
376 pages
ISBN 978-2-36398-004-5
70€


Service de presse réalisé conjointement avec Anne Vaudoyer, attachée de presse indépendante, tél : 06.63.04.00.62, avaudoyer@gmail.com

La tête hors de l'eau, Dan Fante

Parution le 26 novembre
Collection PULSE



EN QUELQUES MOTS
Voici la réédition en Pulse de LaTête hors de l’eau, titre sorti en 2001, désormais épuisé chez Christian Bourgois et 10/18. Après Rien dans les poches, Bruno Dante revient chez 13e Note pour de nouvelles aventures à Manhattan.

Le livre
Bruno Dante, l’alter ego de Dan Fante, s’est mis sérieusement au boulot. Dans ce roman, il semble désintoxiqué : pas la moindre goutte d’alcool ni la plus petite ligne de cocaïne, trois séances hebdomadaires chez les Alcooliques Anonymes. Employé dans le télémarketing, Bruno devient un as pour fourguer du matériel informatique à des gens qui n’en ont pas besoin. L’intérêt « sociologique » du roman tient largement à la description de ce monde du travail délirant : les patrons et les autres employés de l’entreprise sont tous d’anciens alcooliques et drogués qui, eux aussi, assistent avec ponctualité aux réunions des Alcooliques Anonymes. Curieusement, cette boîte est « number one » dans son secteur d’activité, car il y règne une compétition implacable et une discipline digne d’un centre d’entraînement des marines. On y voit évoluer un Bruno Dante ponctuel et acharné à la tâche, battant tous les records de contrats décrochés en une seule journée… jusqu’au jour où il tombe amoureux de Jimmi. Cette beauté irano-mexicaine, accro au crack et à l’alcool, va le faire rechuter dans une spirale infernale. 

L’auteur
Né en 1944 à Los Angeles, Dan Fante, fils du grand écrivain John Fante, entama sa carrière littéraire à 45 ans, fort d’une expérience approfondie de l’alcoolisme. 13e Note a publié ou publiera en traduction l’ensemble de sonoeuvre, de ses romans : Régime sec (2009), Limousines blanches et blondes platine (2010), Rien dans les poches (2011), La Tête hors de l’eau et En crachant du haut des buildings (2012 et 2013), à ses recueils de poèmes : Bons baisers de la grosse barmaid et De l’alcool dur et du génie (2009 et 2010), en passant par ses pièces de théâtre,Don Giovanni et The Boiler Room, à paraître ensemble en 2013 sous le titre Le Bal des ardents. Dan travaille actuellement à une adaptation de Régime Sec pour la télévision américaine. Après quelques années passées à Sedona, en Arizona, il est revenu en 2011 dans sa ville natale, Los Angeles, ou il vit avec son épouse, son fils Michelangelo Giovanni et son bouledogue anglais. 

Le traducteur
Jean-Pierre Aoustin a traduit pour de nombreuses maisons d’édition : Mercure de France (Julian Barnes, divers auteurs indiens), L’Olivier (Adam Haslett), Flammarion (Alain de Botton), Christian Bourgois (Philip K. Dick)...



« Pour sortir de l’enfer, il reste l’humour et l’écriture : ça tombe bien, Dan Fante a une forte propension au premier et un réel talent pour la seconde. [...] il fait de son odyssée sur le fil [...] un petit chefd’oeuvre d’émotion. »

(Bernard Quiriny,Chronicart)



110x180mm
240 pages
8 euros


De sueur et de sang, F.X. Toole

Parution le 17 octobre
Collection PULSE



EN QUELQUES MOTS
Toutes les histoires de boxe sont tragiques et celles narrées par l’entraîneur de boxe Jerry Boyd, alias F. X. Toole, ne dérogent pas à la règle. Entre ses mains, ce sport de combat est un miroir reflétant en détail les principaux défauts de la nature humaine.

Le livre
Ce livre sur la boxe est composé de trois nouvelles inédites en français intitulées : « Entraîner un poids lourd », « Saint homme : chaque entraîneur cherche un boxeur, un messie, qui l’emmènera en terre promise », « Folies nocturnes ». Dans chacun de ces textes, un boxeur prometteur attise l’intérêt d’un vieil entraîneur qui, malgré les déceptions réitérées d’une vie consacrée au noble art, s’engage à le rendre plus performant. L’espoir vibrant de l’entraîneur est de remporter un titre : « fabriquer un champion c’est ce qui me fait bouger le cul ». Ce nouveau « père » – coach philosophe quelque peu cynique – donne tout ce qu’il a au boxeur pour l’aider à gagner, puis assiste fatalement à une débâcle – souvent sanglante. Fin du rêve. Les histoires et les personnages de F. X. Toole sentent le vécu ; ainsi, dans « Saint homme », le boxeur blanc Ernie Pescetti, tétanisé par le trac avant de monter sur le ring, s’oublie et tache d’urine sa tenue noire conçue spécialement par l’entraîneur pour éviter l’humiliation. Au fil de ces trois textes, le lecteur se prend des coups et comprend vite que la boxe, c’est l’évacuation de toutes les humeurs : sang, salive, sueur, pisse. Il y a également les humeurs, en tant que « dispositions affectives », associées au sport en général et à la boxe en particulier : l’extrême violence des matchs, les insultes, les menaces, les tentations, la corruption, les trahisons pour une poignée de dollars, le business... Enfin, pour F. X. Toole, « le monde était les combats et les combats étaient le monde. » (James Ellroy, préface à Coup pour coup, Albin Michel, 2006).

L’auteur
F. X. Toole est le pseudonyme de l'entraîneur de boxe irlandais-américain Jerry Boyd, né en 1930 et décédé en 2002. La boxe avec en filigrane la condition humaine était sa grande source d’inspiration. Il est surtout connu pour son recueil La Brûlure des cordes (AlbinMichel, 2002) dont deux nouvelles ont inspiré le filmde Clint EastwoodMillion Dollar Baby (2004). Le magnifique roman posthume de F. X. Toole, Coup pour coup, a été publié en 2006 chez Albin Michel.

Les traducteurs
Forte d’une longue expérience d’agent littéraire à La Nouvelle Agence à Paris, Emmanuelle Aronson a souhaité faire ses premiers pas dans la traduction. Elle cosigne aux côtés de son mari, Philippe, la traduction de ces trois courtes nouvelles de F. X. Toole. Né à New York en 1967, parisien depuis 20 ans, PhilippeAronson a longtemps pratiqué le piano classique avant de se plonger dans « la chose littéraire ». De 2000 à 2003, il a coédité avec Alexandre Gouzou la revue Les Épisodes, publiant, entre autres, Bukowski, Burroughs, Bove, Beckett et Chatwin. Il a signé quelque treize traductions, notamment de Zadie Smith (Gallimard), de J. C. Amberchele (Hachette Littérature), de Dan Fante et de Jerry Stahl (13e Note).


110x180mm
128 pages
6 euros

TRAINS DU POLAR SNCF spécial Bande dessinée à l'occasion du festival "Quai des Bulles"



En 2001, SNCF entamait son voyage dans l’univers du polar avec la création du PRIX SNCF DU POLAR, consacré au roman policier. Premier Prix des lecteurs en France avec plus de 11 000 votes, cette distinction est devenue une référence en matière de prix littéraires, révélant au public des auteurs comme Franck Thilliez (La Chambre des morts, Le Passage), Catherine Fradier (Camino 999, Après la lune), ou encore Caryl Férey (Utu, Gallimard).

Depuis 2012, SNCF propose à chaque départ en vacances des TRAINS DU POLAR, invitant les voyageurs à plonger dans l’ambiance de ce genre fictionnel si particulier.

À l’occasion du festival « Quai des Bulles », dédié au 9e art, qui a lieu à Saint-Malo les 26, 27 et 28 octobre 2012, deux TRAINS DU POLAR sont prévus. À bord, toute une équipe SNCF surprend les voyageurs en leur proposant de vivre un moment inoubliable, une immersion dans l'univers polar. Au programme : découverte de la sélection 2013 du PRIX SNCF DU POLAR / Bande dessinée,  duo de musiciens et caricaturiste en voiture bar,  énigme géante avec de nombreux cadeaux à gagner, maquilleuses dans toutes les voitures pour grimer les plus petits… Et pour tout achat au bar, des polars de la sélection du PRIX SNCF DU POLAR / Roman seront offerts.
 
Le premier TRAIN DU POLAR partira le samedi 27 octobre de Paris-Montparnasse à 15h08 en direction de Saint-Malo où il arrivera à 18h09. Le dimanche 28 octobre, un deuxième train fera le chemin en sens inverse avec un départ à 12h10 de la cité corsaire pour retrouver la capitale à 15h18.


 DES ÉVÉNEMENTS POLAR SNCF PENDANT TOUTE LA DURÉE DU FESTIVAL

Durant tout le week-end à Saint-Malo, une équipe SNCF agrémentera l’attente en gare en prêtant les bandes dessinées en compétition pour le PRIX SNCF DU POLAR 2013. Les voyageurs auront la possibilité d’exprimer leurs préférences en votant pour cette nouvelle édition du prix de lecteurs le plus populaire de France. SNCF propose également au public de découvrir les courts métrages en compétition cette année. Une séance est prévue le dimanche 28 octobre à 13h30, à l’amphithéâtre Maupertuis.

TER BRETAGNE invite également 120 personnes à cette fête du 9e art ! Un jeu-concours a été organisé du 12 au 19 octobre. Les 60 heureux gagnants du tirage au sort ont reçu un pass pour 2 personnes pour le festival et le voyage en TER depuis chez eux.

Vous pouvez voter à tout moment pour le PRIX SNCF DU POLAR sur www.polar.sncf.com.

En route pour le PRIX SNCF DU POLAR / BD 2013!



Plus qu’un simple prix, le PRIX SNCF DU POLAR donne chaque année la parole au grand public en lui offrant le pouvoir d’élire ses polars préférés. Ce genre fictionnel, qui peut tour à tour faire frémir, amuser ou se creuser les méninges, est le plus apprécié des Français. SNCF, aussi bien au niveau régional que national, met à la disposition de chacun la possibilité de s’exprimer en agrémentant le temps passé en gare, à bord des trains ou lors de festivals partenaires.

Fort de plus de 11 000 votes recueillis lors de sa dernière édition, le PRIX SNCF DU POLAR est aujourd’hui le prix de lecteurs le plus populaire en France.

Afin d’offrir à ses voyageurs le meilleur de la production bande dessinée polar, SNCF s’entoure de professionnels du 9e art dont voici la sélection pour cette édition 2013. Les résultats des votes seront connus lors de la remise des PRIX SNCF DU POLAR au printemps.


 
CASTILLA DRIVE
Anthony Pastor
(Actes Sud /An2)

Osvaldo, s’est fait tirer dessus par un inconnu. Sans tireur, sans arme et sans mobile, la police oublie l’affaire. Il s’adresse alors à Sally Salinger, détective de son état, qui a repris les affaires de son mari mystérieusement volatilisé depuis trois ans.
 

 
PIZZA ROADTRIP
Cha & El Diablo
(Ankama)

Quand Rudy appelle son « pote » Romuald à 2h00 du matin pour « un petit service », il n’est pas vraiment question d’une fuite d’eau à réparer ou d’un pneu à changer. Jusqu’où peut-on aller pour rendre service à un ami ?
 
UN LÉGER BRUIT DANS LE MOTEUR
Gaet’s & Munoz
(Physalis)

Dans une petite et sinistre communauté villageoise isolée, située en bordure d’une route qui mène à la grande ville, un gamin met au point un plan sordide pour sortir de son trou, un plan sordide et simple : tuer tout le monde !
 
  


LA PEAU DE L’OURS
Oriol & Zidrou
(Dargaud)

Amadeo a pour devoir quotidien de lire à un vieil homme son horoscope. Il est loin d’imaginer que ce vieil aveugle, canne à la main, a été montreur d’ours aux États-Unis, puis assistant d’un chef mafieux ! Une histoire d’amour, de vengeance, de lâcheté…

 

PIGALLE 62.27
Loustal & Götting
(Casterman)

Pigalle, fin des années 1950. Un jeune provincial monte d’Auxerre à Paris. Il a un compte à régler avec un malfrat à l’origine du suicide de son père. Mais le chemin de la vengeance prend parfois quelques fieffés détours…


 
 
LA GRANDE ODALISQUE
Vivès, Ruppert & Mulot
(Dupuis)

Aucun tableau ni aucun musée ne résistent à ces deux cambrioleuses de haut vol. Toujours prêtes à relever de nouveaux défis, elles s’allient une troisième « compétence » afin de s’attaquer au musée du Louvre. Le trio naissant peut maintenant entrer dans la légende…

 

 
LE COMITÉ D’EXPERTS BANDE DESSINÉE

Frédéric Prilleux

Responsable de médiathèque, spécialiste de la BD policière, chroniqueur pour 813 et K-libre.fr et créateur du blog Bedepolar.blogspot.com.

Eric Libiot

Rédacteur en chef Arts & Spectacles à L’Express.

Laurence Le Saux

Journaliste à Télérama et rédactrice en chef adjointe du site d’informations BoDoï www.bodoi.info.

Christian Marmonnier

Auteur, directeur d’ouvrages et pigiste pour diverses revues spécialisées en BD.

Dominique Poncet

Commissaire d'expositions et auteur de livres liés à la BD, directeur de la publication et de collection de la revue et des éditions PLG, créateur de la revue Scarce.